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Folklore : La Ciamada Nissarda

Folklore : La Ciamada Nissarda
98, corniche des Oliviers
06000 NICE
Tel.: 04 92 09 84 16

La "CIAMADA NISSARDA" a été fondée en octobre 1925, mais sa création remonte à 1923, date à laquelle les pionniers fondateurs décidèrent de former un groupement actif destiné à sauvegarder le patrimoine niçois.
Leur but : tirer de l'oubli les traditions du Terroir, étendre l'usage de la langue Niçoise , procéder à la rénovation du "Folklore Niçois ", user du théâtre, du chant, de la danse, du costume pour agir auprès de la population niçoise. Autre objectif : contribuer à la promotion touristique du Comté de Nice, en France et dans les pays étrangers.



LES MEMBRES

La CIAMADA NISSARDA comprend environ 100 membres dans l'ensemble de ses sections, dont 50 à titre actif permanent pour le groupe folklorique. Elle participe à toutes les fêtes traditionnelles locales, dans le Comté de Nice, dans le département ou la région. Il n'est pas un village ou une ville qui n'ait vu La Ciamada. Par ailleurs, elle participe à de nombreux voyages depuis son origine, et est présente dans tous les grands festivals internationaux où elle a apporté le sourire, les fleurs, le ciel bleu et le soleil de Nice: en France, Hollande, Belgique, Allemagne, Angleterre, Luxembourg, Autriche, URSS, Italie, Espagne, Maroc, Turquie, Israël, Doubaï, Japon et bien d'autres pays encore.


LE REPERTOIRE

Le répertoire de la Ciamada comprend quelques 120 chansons. La troupe théâtrale a donné depuis sa création plus de 5000 représentations, y compris les revues locales, et le non moins célèbre "presepi " (pastorale Niçoise) joué avec des marionnettes séculaires en bois sculpté, actuellement exposées au Musée Masséna à Nice.
Chaque concert ou représentation est un véritable voyage dans le temps et l'environnement du Comté de Nice. Le répertoire s'adresse à tous les publics, qu'elles que soient leurs cultures, leurs goûts ou leurs âges. La joie de vivre transparaît sans cesse dans les chants et dans les danses où le profane et le sacré se côtoient sans jamais s'affronter : les vieux "Noëls Niçois" et les chants religieux du Terroir sont inscrits au programme.



LES COSTUMES

Les Grecs furent pêcheurs ou paysans, de par leur origine, les Niçois devinrent pêcheurs ou paysans, et comme partout ailleurs à Nice on s'est habillé de mille façons. Cependant une façon de se vêtir a prédominé sur les autres, et pour représenter ses pêcheurs et ses paysans "La Ciamada" a retenu deux costumes :

Le Pêcheur :
Coiffés d'un bonnet de lainette rouge, bordé de velours noir, il porte une chemise en toile blanche à large col fermé par une cordelière en coton rouge, une culotte à la "Matelote" en toile rayée rouge et blanc retenue à la taille par une ceinture -taiola- très longue en lainette rouge bordé de velours noir. La veste est taillée court avec col et revers, elle est en gros drap de couleur marron, enfin il est chaussé d'espadrilles en toile blanche et semelle de sparte. L'habit de nos pêcheurs est la tenue habituelle de nos Soci. Le pêcheur porte aussi une culotte blanche à fines rayures bleues et un foulard bleu et blanc à carreaux noués sur la chemise blanche, la tailla et le béret sont également bleus. Dans les danses villageoises du Comté, les pantalons sont en gros velours brun, arrêtés au-dessus du genou et recouvrant les bas de coton. Les hommes sont alors chaussés de souliers noirs et quelquefois de sabots.

La bouquetière
La bouquetière niçoise est vêtue d'une chemisette de linge fin agrémenté de dentelles anciennes, avec manches bouffantes; corselet en velours noir décolleté et fermé devant par un passement noir ou corselet à manches longues. La jupe est en toile rayée rouge et blanc, ample en bas, froncée à la taille, deux rangées de velours noir bordent le bas. Le tablier et le châle sont en satin noir, bordés d'une large dentelle noire, ils sont agrémentés de broderie. Les avant-bras sont recouverts par des mitaines noires. Les dessous comportent évidemment un jupon et pantalon serré au genou par des rubans, les bas de coton blanc s'arrêtent assez haut. Les chaussures de modèle ancien sont noires. Comme bijoux, la Niçoise porte uniquement une croix d'or retenue au cou par un simple petit ruban noué court. La chevelure est tenue par un velours noir torsadé qui ceint la tête et se termine par deux rubans formant un noeud à leur extrémité et reposant sur l'épaule. Enfin la bouquetière niçoise est coiffée de la fameuse capelina connue dans le monde entier. De forme plate, elle est en paille tressée non coloriée, seulement bordée d'un petit velours noir. Elle comporte sur le dessus trois croix de même tissu, à l'exclusion de toute autre garniture. La capeline se porte bien à plat, légèrement sur le devant de la tête.

Costumes de Carnaval :
Pour les danses représentant le Carnaval de Nice, les Soci portent des costumes de couleurs vives et chatoyantes où se mêlent les Arlequins, les Pierrots, les "fous" aux costumes bicolores ...etc. ...

Costumes de 1860 :
Crées spécialement d'après des gravures de MOSSA, pour le "rattachement de Nice à la France", ces costumes représentent tous les corps de métiers de 1860 : du Curé aux Nobles de cette époque. Il n'y a pas d'unité ; pour ces danses, les "Socis" portent chacun un costume différent.



INSTRUMENTS

Aux instruments traditionnels du Pays Niçois, fifre et tambour, simplement destinés à l'accompagnement de quelques rondes champêtres avec la "pignata" en guise de contrebasse, sont venus s'ajouter la flûte, l'accordéon, la trompette, le saxophone, la clarinette, la caisse, permettant ainsi des productions musicales orchestrées, rehaussant d'heureuse façon l'exécution des danses et chants du groupe.


LES DANSES

Lou Festin dei Verna - Le festin des aulnes :
Danse champêtre de 1830. A cette époque, Nice, n'était encore qu'une petite ville. Aux premiers jours de printemps, les Niçois partaient à la campagne déjeuner sur l'herbe au bord du Var, sous les grands arbres, les aulnes, en niçois "Li Verna". "Lou Festin dei Verna" ou de Sainte-Marguerite, se tenait le lundi de Pentecôte. Rosalinde Rancher, poète niçois, écrivait au siècle dernier : " Le Festin est peuplé d'une foule grouillante...L'archet rustique sur des cordes usées, racle au petit bonheur des notes incertaines...Les paysans s'avancent, poussant des cris de joie et gambadent d'allégresse, une cocarde en main..."

La Matelote :
Le Niçois est pêcheur ou paysan, cependant, c'est la mer qui tient la plus grande place dans la vie quotidienne. Cette danse n'est pas traditionnelle au sens propre du terme, c'est un divertissement très animé, dansé par des garçons uniquement.

Danse champêtre du Ray :
Il y a seulement un siècle, la Ville de Nice comptait environ 30.000 habitants logés en grande partie dans ce qui constitue actuellement le "Vieux-Nice", c'est à dire la "Vieille Ville", le reste de la population demeurait "hors les murs", dans la campagne niçoise formant autant de faubourgs que les quartiers périphériques que nous connaissons de nos jours : Riquier, Saint-Roch, Les Baumettes, Saint-Barthélémy, Le Ray... Partout ce n'était que des jardins. Chaque quartier organisait son "Festin" annuel, à commencer par celui du Ray le 1er Mai, les autres suivaient à tour de rôle. Certains de ces Festins ont survécu et ont toujours autant de succès, tel par exemple celui du "Ray" dit "Festin dai faveta" (Festin des févettes).

Calant de Villafranca - En revenant de Villefranche :
Contredanse que les filles et les garçons dansaient sous les caroubiers du Mont Boron, à leur retour du Festin de Villefranche-sur-Mer. La musique de cette danse est certainement l'une des plus populaire du Folklore Niçois.

Le Festin des baguettes - Légende du village de Peille :
En l'an 1326, un tremblement de terre tarit l'unique source du village. Que faire sur ce nid d'aigle sans eau ? partir, rien d'autre ! Cependant, c'est un jeune berger qui apporta la solution heureuse à ce drame. Gioanin, tel était son nom, était sourcier à ses heures et à d'autres, il était amoureux de la belle paysannette Rouseta. Rouseta, aussi futée que ravissante donna un rameau d'olivier à Gioanin en laissant nettement entendre que s'il retrouvait une source, elle l'épouserait. Avec l'espoir d'épouser sa belle, l'ardeur du jouvenceau décupla; il transforma le rameau d'olivier en baguette de coudrier, et le résultat ne se fit pas attendre : la baguette conduisit sans coup férir vers un rocher au pied duquel une source jaillit. Le village était sauvé et Gioanin épousa Rouseta. La légende survit par delà les siècles, chaque année, "Le Festin des baguettes" est aussi celui des demoiselles (à marier). Chaque jeune fille offre une baguette enrubannée à l'élu de son coeur. Une belle tradition du Pays de Nice.

"Bal du parpaioun" :
Danse basée sur un des plus vieux airs niçois symbolisant le renouveau de la terre au printemps.

Lou Cepoun - Le billot :
Danse virile d'Utelle - depuis 5 siècles Personne ne sait avec exactitude l'origine du "Cepoun". Ce jeu extrêmement viril qui, depuis des siècles, se déroule le 16 août chaque année sur la place du village d'Utelle, consiste pour les célibataires, à attaquer et si possible s'emparer d'un morceau de tronc d'arbre de 80 kilos environ, défendu avec acharnement par les hommes mariés qui en sont les gardiens. Ce combat original se déroule selon un rite immuable transmis depuis le XVème siècle. On pense qu'à l'origine le "Cepoun" symbolisait la liberté, car Utelle ne s'est jamais soumise à la domination d'un seigneur, de même que les villages de Peille et de Luceram avec lesquels existait un pacte d'assistance en cas de danger. C'était alors les jeunes du village qui étaient les gardiens attitrés du "Cepoun", et ils faisaient autour de lui des farandoles pour manifester leur attachement à l'indépendance. Mais le sens même du jeu changea vers 1430 ou 1450 (rien n'est certain sur ces dates), à la faveur d'un événement important à la suite duquel le "Cepoun" jusque là, symbole de liberté devint celui de l'honneur du village et de la Vertu de ses femmes et changea de mains, passant à la garde des hommes mariés. A cette époque, il advint que Peille et Luceram furent attaqués et en vertu du pacte signé, firent appel à Utelle. Les jeunes Utellois refusèrent de se battre aux côtés des habitants des deux villages alliés, seuls partirent les hommes mariés, bon gré, mal gré. Les combats se prolongèrent assez longtemps pour que les femmes des guerriers en campagne s'ennuient... et les jeunes gens aussi... C'en était trop ! Non seulement les célibataires s'étaient déshonorés en se dérobant aux combats mais en plus ils avaient profité de l'absence des hommes. Cette danse dure exactement 1 heure au cours de laquelle les coups ne sont pas épargnés aux attaquants.

(source : http://nice.fr/mairie_nice_905.html)
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# Posté le dimanche 11 février 2007 13:40

Modifié le samedi 17 février 2007 11:27

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